Le Maroc vient de décrocher une reconnaissance internationale pour sa mobilité électrique. Dans son Rapport sur le développement industriel 2026, l'ONUDI (Organisation des Nations unies pour le développement industriel) consacre un encadré entier au Royaume, présenté comme un écosystème africain modèle en matière de véhicule électrique.
L'agence onusienne ne s'arrête pas à l'image, elle documente une trajectoire. Le Maroc s'est hissé au 2e rang africain des ventes de voitures électriques en 2025, avec environ 5 500 unités, soit près de 22 % d'un marché continental encore jeune. La dynamique se confirme en 2026, avec une progression de l'ordre de +36 % et un taux de pénétration qui approche les 3,4 %.
Pourquoi l'ONUDI retient-elle le cas marocain ? Parce que le pays ne se contente pas d'importer des voitures électriques, il construit une filière. Production locale avec le premier modèle pensé et assemblé au Maroc, montée en puissance d'une gamme électrique et hybride chez les constructeurs déjà installés, et surtout une stratégie de souveraineté industrielle qui s'appuie sur les ressources nationales, des phosphates jusqu'aux usines de batteries. C'est cette intégration, du minerai au véhicule, que l'organisation qualifie d'industrialisation verte.
Reste la marche à franchir côté usage quotidien : densifier le réseau de recharge et fiabiliser l'information sur les bornes, pour que la dynamique industrielle se traduise en expérience concrète sur la route.



