Au Maroc, une catégorie de voiture électrique que peu de gens savent nommer devance désormais le 100 % électrique.
Selon les chiffres de l'AIVAM (Association des importateurs de véhicules au Maroc) arrêtés à fin juillet 2026 et relayés le 24 août, le marché a enregistré 1 402 immatriculations de véhicules à prolongateur d'autonomie, contre 1 213 voitures 100 % électriques, ces dernières en progression de +99,2 % sur un an. Ensemble, les deux segments pèsent près de 1,9 % des voitures particulières neuves. Le phénomène n'a rien d'accidentel : l'écart existait déjà à fin juin (1 262 contre 1 060) et à fin mai (932 contre 869).
Ce qu'est un prolongateur d'autonomie
Un véhicule à prolongateur d'autonomie, ou REEV (range extender electric vehicle), roule en électrique en permanence : les roues sont toujours entraînées par le moteur électrique. Il embarque en plus un petit moteur thermique qui ne sert qu'à produire du courant lorsque la batterie est vide. Ce n'est donc ni un hybride classique, ni tout à fait un hybride rechargeable. C'est une voiture électrique dotée d'un groupe électrogène de secours.
Ce que ça change pour la recharge
Un conducteur de REEV se branche comme un conducteur de 100 % électrique, à domicile comme sur borne publique. La différence tient au trajet interurbain : il ne dépend pas de la disponibilité d'une borne rapide, puisque le prolongateur prend le relais en cas de doute. Dans un pays où le maillage rapide reste concentré sur quelques axes, cet argument pèse lourd au moment de l'achat.
Autrement dit, cette catégorie ne réduit pas le besoin de bornes, elle le rend moins bloquant. Elle capte aujourd'hui des acheteurs que le réseau actuel dissuaderait de passer directement au tout électrique. Vous pouvez vérifier la couverture réelle, station par station, sur notre carte des bornes au Maroc.



